Christian Andrès

Christian ANDRÈS

Professeur émérite des Universités (langue, littérature et civilisation espagnoles du Siècle d’Or), Université de Picardie Jules Verne, Amiens.

Agrégé d’espagnol, auteur d’une thèse de Doctorat d’État, Connaissances et croyances au Siècle d’Or d’après l’oeuvre théâtrale de Lope de Vega (Paris X-Nanterre, 1987; ANRT, Lille III, 1987), d’une dizaine d’ouvrages sur le Siècle d’Or dont Visión de Colón, de América y de los indios en el teatro de Lope de Vega (Acta Columbina 7, Kassel, Ed. Reichenberger, 1990), Visión de los Pizarros, de la conquista del Perú y de los indios en el teatro de Tirso de Molina (Acta Columbina 10, 1991), de trois éditions critiques d’œuvres théâtrales en espagnol (Entremeses de Luis Quiñones de Benavente, Madrid, Cátedra, Letras Hispánicas 333, 1991 ; La bella malmaridada o la cortesana, Madrid, Editorial Castalia / Comunidad de Madrid, Clásicos Madrileños, 2001 ; La malcasada, Villeurbanne, Éditions Orbis Tertius, 2014), d’un manuel sur le théâtre classique espagnol publié dans la collection Theatrum Mundi, Regards sur le théâtre du Siècle d’Or espagnol. Des origines à l’agonie d’un genre : la comedia (Avignon, Éd. A.R.I.A.S., PU, 2004). Il a publié une soixantaine d’articles dans des revues françaises, espagnoles et américaines, participé à une trentaine de Colloques et Congrès tant en France qu’à l’étranger (Espagne, Angleterre, Allemagne, Italie, Norvège), avec des contributions sur des auteurs comme Lope de Vega, Cervantès, Quiñones de Benavente, Tirso de Molina, Quevedo, Juan Pérez de Montalbán, Monteser).

Il a traduit en français pour la première fois un long (près de 5000 vers) poème héroïque de Lope de Vega publié à Valence en 1598 (La Dragontea, Éditions Publibook, 2005), disponible en libre accès sur la Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes ( www.cervantesvirtual.com ), coordonné et dirigé la publication de trois ouvrages collectifs (Actes de colloques tenus à Amiens, sur le roman posthume de Cervantès, Los trabajos de Persiles y Sigismunda, 2003 ; sur le roman picaresque dont le Buscón de Quevedo, en 2006 ; et sur « L’Espagne des Validos » en 2009, où il est question d’une comedia peu connue de Quevedo : Cómo ha de ser el privado). Comme cervantiste, il a rédigé l’entrée « Brujería » (« Sorcellerie ») de la Gran Enciclopedia Cervantina (Vol. II, Editorial Castalia, Madrid, 2006, p. 1513a-1521a). Il a publié (et continue de publier) des recensions critiques d’ouvrages espagnols du XVIe siècle pour la collection Bibliothèque Humanisme et Renaissance des Éditions Droz à Genève. Critique littéraire en poésie espagnole contemporaine, il a publié des études sur Luis Antonio de Villena (« La poesía homoerótica de Luis Antonio de Villena, Les Langues néo-latines, n° 284, 1993), Francisco Ferrer Lerín (Crisol/Nouvelle série, N°6, CRIAA, Université de Paris X-Nanterre, 2011 ; Barcarola, N° 98/99, Albacete, 2021).

Poète lui-même, il est l’auteur de quelques ouvrages parfois bilingues, ou en français : Flores de nada, Vents et Marées, N° Hors-série, Anglet, 1981 ; Rondels du Temps présent, Paris, 1986 ; Alphabetalego / (rétro-poèmes 1983-1984), Paris, Éditions La Bruyère, 1998 ; Et je reprends la plume / (poème aviaire à ne pas prendre en grippe), Lyon, Éditions Baudelaire, 2008 ; Triptyque, Saint-Denis, Edilivre, 2016 ; Cent onze haïkunfinés, Brest, Éditions Stellamaris, 2021.